Conférence ministérielle d’Alger

sur la recherche pour la santé

dans la région africaine 2008

Réduire le déficit de connaissances

pour améliorer la santé en Afrique

Alger 23–26 juin 2008


COMITE DIRECTEUR

PREAMBULE


1.      Grâce aux progrès de la science, nous disposons d’outils préventifs, diagnostiques et thérapeutiques pour promouvoir, protéger et rétablir la santé. Or la Région africaine n’a pas encore totalement accès à ces avancées scientifiques et technologiques et n’en tire pas tous les bénéfices possibles. C’est pourquoi il conviendrait d’accorder la plus haute priorité aux efforts visant à améliorer les acquisitions. 

2.      La recherche en santé peut contribuer dans une large mesure à améliorer la santé et l’équité face aux soins en mettant au point et en évaluant des interventions sanitaires, en donnant les moyens de changer certains comportements peu sains et en guidant la prise de décisions dans le domaine sanitaire. Il est aujourd’hui largement admis que la recherche constitue un élément clé de la réalisation des objectifs de développement relatifs à la santé et convenus sur le plan international, notamment les objectifs sanitaires du NEPAD et les objectifs qui sont énoncés dans la Déclaration du Millénaire des Nations Unies.

3.      La recherche en santé figure parmi les préoccupations politiques depuis 1990, année au cours de laquelle la Commission sur la Recherche en Santé au Service du Développement a proposé que les pays consacrent à la recherche au moins 2 % de leurs dépenses nationales de santé et 5% de l’aide accordée aux projets sanitaires. En 2000, la Première Conférence Internationale sur la Recherche en Santé au Service du Développement s’est tenue à Bangkok (Thaïlande). Lors de la deuxième conférence tenue à Mexico en 2004, les Ministres de la Santé, dans leur déclaration, ont invité les gouvernements à s’engager à financer les recherches nécessaires pour assurer le dynamisme des systèmes de santé et réduire les inégalités et l’injustice sociale.

4.      À sa Cinquante-sixième Session, le Comité régional de l’OMS pour l’Afrique a choisi le Mali comme pays hôte de la Conférence ministérielle mondiale sur la recherche pour la santé de 2008. Au niveau mondial, le Siège de l’OMS a formé un groupe chargé de préparer la conférence. Ce groupe comprend des représentants du Conseil de la Recherche Médicale au Service du Développement (COHRED), du Forum Mondial pour la Recherche en Santé (FMRS), de la Banque mondiale et de l’UNESCO, ainsi que les points focaux de l’OMS pour le domaine d’activité Bases factuelles et Information à l’Appui des Politiques de Santé, le Programme Spécial de Recherche et de Formation concernant les maladies tropicales, et la Politique et Coopération en matière de recherche. 

5.      Des réunions ministérielles de haut niveau sur la recherche en santé au service de la lutte contre les maladies et du développement ont également eu lieu en 2006 à Abuja (mars) et à Accra (juin). Les communiqués issus de ces deux réunions identifient les principaux obstacles à surmonter pour traduire les résultats de la recherche en politiques et systèmes de santé. Au cours de ces réunions, les participants ont arrêté différentes stratégies d’utilisation de la recherche pour lutter contre les maladies et améliorer la santé publique dans les pays supportant une forte charge de morbidité. 

6.      Le Comité régional de l’OMS pour l’Afrique a également adopté un programme d’action pour la recherche en santé (AFR/RC56/14) et des orientations stratégiques pour la gestion des connaissances dans la Région africaine (AFR/RC56/16). Ces deux documents prévoient la mise en place de mécanismes nationaux permettant de procéder à des évaluations de référence complètes et d’établir des orientations stratégiques à intégrer dans les politiques et plans sanitaires nationaux.

7.      Le Comité régional a également confirmé que l’Algérie accueillerait la réunion préparatoire à la Conférence mondiale, soulignant l’importance de la participation des ministres chargés de la santé, de l’éducation, des sciences, des technologies et d’autres secteurs pertinents. Il a également chargé l’OMS d’établir un rapport régional complet fournissant des informations et indicateurs de base sur la situation des systèmes de recherche et de connaissances en santé dans la Région africaine . Ce rapport sera présenté à la Conférence d’Alger et servira de base à la déclaration ministérielle (la «Voix africaine commune») à présenter à la Conférence mondiale qui se tiendra à Bamako du 17 au 20  novembre 2008.

8.      Le Comité régional a désigné les États suivants comme membres du Comité directeur chargé de superviser les préparatifs de la réunion d’Alger : Algérie, Burkina Faso, Ghana, Kenya, Nigeria, Rwanda et Sénégal. Lors de sa première réunion tenue en mai 2007, le Comité directeur a décidé de coopter le Mali parmi ses membres, en raison du rôle important que ce pays est appelé à jouer en tant qu’hôte de la Conférence de Bamako en 2008. Le Comité directeur a également examiné et approuvé ses termes de référence.

9.      Le Comité directeur a demandé au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique (AFRO) d’assurer le Secrétariat et lui a demandé de préparer un document de travail pour la Conférence d’Alger. Le projet de documents, soumis à l’examen du Comité directeur, présente les objectifs proposés, les résultats désirés, les processus d’organisation de la préparation de la Conférence ministérielle d’Alger. 

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